Monthly Archives: septembre 2012

It’s in the hair ! Une expo sur les cheveux au musée du Quai Branly

Au musée du quai Branly vient de s’ouvrir une exposition intitulée « Cheveux chéris, frivolités et trophées », ou : comment le plus apparemment inessentiel et futile est un vecteur inépuisable de significations fondamentales et profondes. Continue reading

3 Comments

Filed under Non classé

Initiales D.J. : le « caractère musical de Don Juan » – partition de Søren Kierkegaard

« C’est étrange, je ne sais pas ce qui m’arrive ce soir

Je te regarde comme pour la première fois »…

Comme l’a ironiquement mis en chanson Dalida, toutes les « paroles, paroles » des embobineurs séducteurs se ressemblent. Pourtant, la sérénade jouée par les séducteurs n’est-elle vraiment que du pipeau ? Certainement pas, répond Søren Kierkegaard – qui, il faut le dire, écoutait Mozart et pas Dalida… Continue reading

4 Comments

Filed under Non classé

La beauté ravagée de Marguerite Duras : la « plasticité destructrice » à l’œuvre

« Qui ne s’est jamais demandé comment une aussi jolie fille avait pu se transformer en cette femme tassée, crapaude, lippue, avec ses grosses lunettes, sa voix éraillée et sa cigarette pendante ? », interroge, dans son ouvrage Ontologie de l’accident, la philosophe Catherine Malabou à propos de Marguerite Duras. A 19 ans, celle qui était deux ans plus tôt une ravissante demoiselle est devenue – selon ses propres termes – une « jeune vieille ». Son coup de vieux, radical et définitif autant qu’imprévu, Marguerite Duras l’a pris à la sortie de l’adolescence. Passée la stupéfaction qui nous saisit tous quand on juxtapose les clichés de l’avant et de l’après, quelle leçon philosophique tirer de ce renversement outrancier des apparences ?   Continue reading

5 Comments

Filed under Non classé

Perdre son temps en mondanités : « Qui sait comment on devient grand écrivain ? » Lecture de Proust par Deleuze

Perdre son temps en mondanités : très peu pour vous, les soirées snob et collet monté sont à fuir ! Aller faire des ronds de jambes dans des salons feutrés où les conversations ne sont que tartufferies et récitations de formules, où les sourires même ne sollicitent que les zygomatiques et jamais le cœur ni les tripes, où tout est affecté, faux, ampoulé, cérémonieux, pédant : il y a tout de même des occupations plus élevées, des choses plus essentielles. Oui, dit le philosophe Gilles Deleuze (1925-1995), sauf quand on regarde les mondanités comme de formidables émissions de signes et qu’on se met à les interpréter. Elles peuvent alors devenir « vérités de l’intelligence »… Continue reading

3 Comments

Filed under Non classé