Il me plait, dois-je lui dire ?

catSalut à tous !!! 
J’ai 18 ans et j’ai une question à propos d’un garçon que j’aime bien (voire beaucoup). On est pas vraiment ce qu’on peut appeler des amis mais on s’entend super bien. On passe notre temps à se chercher, à rire et à se chatouiller… J’ai pour lui une attirance que je ne peux pas nier mais je ne sais pas si c’est réciproque.
 Je suis la seule fille avec laquelle il se comporte comme ça et je me pose pas mal de questions. Devrais-je lui dire ce que je ressens pour lui ? J’ai peur de perdre un bon pote avec qui j’ai plein de délires. Ma question peut paraître banale mais j’ai vraiment besoin de conseils. N’ayant jamais eu de copain et n’ayant jamais été très à l’aise avec les mecs en général, je tiens beaucoup à lui. 
J’ai peur de le perdre en lui dévoilant mes sentiments cependant j’ai besoin de savoir ce qu’il éprouve. Je suis peut être en train de passer à côté d’un copain génial ? Ce blog est génial d’ailleurs !!!
Merci de vos conseils
Marianne »

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Comment on fait pour décrypter ses sentiments ?

phaagb000211Damien, 18 ans : « Il y a cette fille qui me rend fou… On se drague gentiment depuis un moment mais je n’ose pas l’embrasser.  Comment savoir si c’est le bon moment pour tenter une approche ? »

Mara : « Je connais un garçon depuis pratiquement trois ans maintenant. Nous nous sommes rencontrés en classe et le courant est tout de suite passé… L’été dernier, j’ai commencé à me rendre compte de mes sentiments naissants pour lui grâce à sa meilleure amie mais je voulais les ignorer. Cela m’a joué des tours car j’ai fait une pseudo crise de jalousie en voyage scolaire, ce qui a mis un froid dans notre amitié. J’ai donc décidé de lui avouer mes sentiments pour lui. Problème : il m’a fallu environ quatre mois et des heures de discussions avec mes meilleures amies pour me décider à lui parler. Et juste au moment où j’ai voulu le faire : BAM ! En couple depuis deux semaines… Là, horreur totale… Je me sentais mal, tout le temps à broyer du noir et à l’ignorer, ce qui a encore plus refroidi notre amitié. On est maintenant de nouveau très proche. Aujourd’hui, j’ai un très gros doute quant à lui avouer mes sentiments.  J’ai peur, je panique et je n’arrive pas à lui parler de ça. Je me pose toujours des questions comme : Est-ce qu’il partage mes sentiments ?, Comment va-t-il réagir ? « 

CE QU’ILS EN PENSENT :

Manuela, 18 ans : « Quand je lui demande s’il pense que je devrais dire à Pierre que je l’aime bien, mon frère me répond ce truc atroce : « mais ne sois pas débile enfin, s’il te kiffait il te le dirait. Et puis les mecs n’aiment pas que les filles viennent à eux ; on est des chasseurs soeurette, de vulgaires braconniers à nénettes… ». Sympa non ?! »

Basile, 24 ans : « J’adore ça draguer, oser des trucs improbables dans des situations inopinées. Au pire, la fille me fait comprendre que non et tant pis. Pour un mec c’est très valorisant quand une fille fait le premier pas, si elle nous plait évidemment. Céline, ahhh Céline, mon fantasme du lycée, m’a un jour pris la main dans un café sans préavis, tout en me caressant la cuisse du pied. Céline, si tu m’entends : grand moment ! »

Téa, 18 ans : « Je ne voulais pas être la première à dire le premier je t’aime. J’ai attendu et il est venu, magistral, au milieu d’une nuit. Le mien a suivi au petit matin. »

L’AVIS DU PRO :

Pour répondre à cette question ô combien importante, j’ai interviewé Martine Herrmann de l’Institut Européen de synergologie

La synergologie est une neuroscience qui a pour objectif de décrypter le langage corporel. Cette discipline permet de mieux comprendre l’autre et d’interpréter les gestes de notre interlocuteur à un instant T. Lors d’une « date », ou d’une simple conversation bien des signaux vous sont envoyés.

Notre spécialiste nous donne ici quelques exemples de gestes qui traduisent l’intérêt et le potentiel désir de l’autre. Attention cependant : il ne suffit pas de reconnaître un des signes que je vais vous détailler pour conclure que l’affaire est dans la poche. C’est l’association de plusieurs gestes (entre 5 et 8) qui va confirmer l’information. Et, bien que le corps ne mente pas, il faut questionner son interlocuteur, relié le verbal au non verbal, pour soutenir notre analyse.

1/ LA PAUPIERE INFERIEURE : si celle-ci remonte de façon importante lorsque vous parlez avec la personne, cela témoigne d’un bien-être intérieur, d’un désir de communiquer et/ou d’enclencher quelque chose avec vous. Si vous touchez cette zone sous votre oeil, vous constaterez qu’il y a un muscle, c’est ce dernier qui meut la paupière inférieure.

2/ LA CHEVELURE : une personne qui se caresse les cheveux montre qu’elle est bien avec vous. Si en plus elle vous montre son profil gauche ou que son oeil gauche est un peu plus ouvert que le droit il y a de grandes chances que vous lui plaisiez.

3/ L’ARC DE CUPIDON : on nomme ainsi la partie située entre le nez et la bouche, ce petit creux au dessus de la lèvre supérieure. Donc si un beau gosse/une belle gosse se touche (souvent avec l’index – symboliquement le « je ») à cet endroit en vous parlant, il se peut que ce soit une invitation implicite à un partage sensuel. Youpi !

4/ INCLINAISON DE LA TÊTE A GAUCHE : si je vais chercher l’épaule gauche avec ma tête, c’est que je suis intéressé par l’autre et je souhaite prolonger l’échange. Plus globalement le côté droit (lien, spontanéité, émotions) dirige l’hémisphère gauche de notre cerveau (contrôle, analyse, maîtrise).

5/ LA DILATATION DES PUPILLES : nos pupilles s’accommodent à la luminosité en se rétractant (lumière forte) ou en se dilatant (lorsqu’il fait plus sombre), c’est le principe de base qui a permis l’invention de la photographie, en somme. Mais, si les pupilles s’agrandissent alors que la luminosité n’a pas changé, cela veut dire que la personne ressent du désir voire même du plaisir (si vous remarquez ça après vous être embrassés par exemple).

6/ L’OUVERTURE GENERALE DU CORPS : comme le souligne notre experte, les gestes traduisent « mi-consciemment » notre état d’esprit et notre réceptivité. Si votre « target » est en retrait, buste vers l’arrière, jambes et bras croisés, il y a fort à parier qu’il ne vaille mieux rien tenter ! Il protège son territoire mental en mettant une sorte de barrière. Si, en revanche, son buste est en avant et que ses mains sont ouvertes, il est plutôt disposé et accueillant. Et lorsque Roméo ou Juliette croise alternativement jambe droite et jambe gauche, c’est qu’ils ne savent visiblement pas sur quel pied danser :)

Le sujet est passionnant et il y aurait bien plus à en dire. J’ai, par exemple, pour ma part appris – moi qui suçais mon pouce jusqu’à 20 ans et qui me réveille encore parfois avec celui-ci dans la bouche – que le pouce gauche est le siège symbolique de la sensualité et du plaisir. Il caractérise un rêveur, qui réinvente la réalité à la mesure de ses illusions. Un enfant qui suce son pouce gauche sera un adulte plus sensuel qu’ambitieux. ET JE CONFIRME !

Si le sujet vous intéresse, l’institut européen de synergologie propose des formations professionnelles pour adultes, vous pouvez vous renseigner auprès de Martine Herrmann : http://www.synergologie.org/contactez-nous. Par ailleurs un de ses collègues, Philippe Turchet, à écrit un ouvrage directement lié à la question : 51CFDlnxejL

LE (BON) AVIS TRENDY :

Et oui, mes amis, c’est aussi simple que cela ! En témoigne la belle chanson de Cabrel : « Il arrive, elle le voit, elle le veut, et ses yeux font le reste. Elle s’arrange pour mettre du feu dans chacun de ses gestes. Elle relève ses cheveux, elle espère qu’il devine, dans ses yeux de figurines. Il regarde partout, il prépare ses phrases. Comme elle s’est avancée un peu d’un coup leurs regards se croisent. C’est une histoire d’enfant, une histoire ordinaire, on est tout simplement, simplement, un samedi soir sur la terre. »

Certains éléments ne trompent pas sur le désir potentiel de l’autre (attitude, geste, sensation), mais il faut bien comprendre que l’on n’est jamais à l’abri d’une interprétation erronée ou d’une énorme déception. Il y a toujours une part de risque lorsque l’on tente quelque chose, mais il y en a aussi à ne rien tenter : l’attente peut être terrible et elle empêche d’avancer, on reste dans le doute.

Alors ne vous jetez pas dans la gueule du loup à la moindre occasion, vérifiez l’intérêt de l’autre et ne vous laissez pas berner par quelques textos évocateurs. Mais, soyez acteur de ce jeu de séduction, ne subissez pas votre désir, n’attendez pas des années qu’il se passe un truc avec Jules… Un : « On boit un verre vendredi ? » n’a jamais tué personne et vous donnera déjà des éléments de réponse.

En amour on se met toujours en danger. Mais, sans cela, on ne vit rien. La peur et l’orgueil dominent.

EN BREF : Observez, apprivoisez, avancez !

Marine