Les BONS PLANS DES BEAUX JOURS ou le challenge de l’alliance des rayons du soleil au rush des pré-exams

Pour faire suite à mon précédent article axé sur le retour des beaux jours et l’enthousiasme général pour ce grand ciel bleu, je crois qu’il est honnête de dire qu’en conséquence, distraction et procrastination ont un tantinet mis leur grain de sel dans la production de nos travaux écrits de fin de semestre… et que les premiers coups de soleil sont comme un petit coup de baguette sur les doigts !

Mais c’est toujours quand on dispose d’un temps réduit que l’on prend justement le temps de faire ce qui n’est pas indispensable, n’est-t-il pas ? D’où le plaisir de la vie d’étudiant en échange, qui n’a de cesse de se répéter que le temps lui est compté et que profiter de ses best friends et des agréments de sa ville d’accueil reste une priorité… C’est donc à la terrasse de la Old Spaghetti Factory de Gastown, cœur historique de Vancouver, que s’est dessiné gentiment mon premier bronzage vancouvérois… Deux mots sur ce restau génial, car c’est vraiment un bon plan.

Gastown est le cœur du premier centre-ville de Vancouver, né à partir d’une brasserie ouverte pour les ouvriers de la première scierie, et qui s’est vite transformé en un centre de commerce actif. Mais vous savez déjà tout ça. La Old Spaghetti Factory s’est donc ouverte dans cette ancienne rue d’épiciers grossistes et de bars populaires, en s’inspirant de cette histoire datée et un peu mystérieuse. Pour la petite histoire, l’endroit aurait un véritable fantôme en résidence : celui d’un conducteur de tram qui fréquente régulièrement le vieux wagon garé à l’intérieur et aménagé en salle de restaurant. Ce wagon « Number 53 » datant du début du siècle, servait de transport en commun dans et autour de Vancouver… manger à l’intérieur de ce joli wagonnet procure un certain plaisir si l’on fait l’effort d’imaginer sa vie antérieure !  D’après la légende de l’endroit, le conducteur serait souvent vu, en uniforme de l’époque, assis à une table dans son wagon, après les heures de fermeture…

Bref, après ce joli conte, qu’y mange-t-on ? Eh bien, des spaghetti pardi ! Non, pas exactement, plutôt une grande variété de pâtes, simples ou fourrées… mais ce n’est pas tout. Le menu marche sur le modèle du « All-inclusive meals » : on commande le plat principal de pâtes, et sont apportés gratuitement en complément : entrée, pain, dessert et thé ! Pour l’entrée, on a la possibilité de choisir entre une soupe minestrone et une salade avec sauce au choix (la sauce au bleu est formidable), le pain chaud arrive avec du beurre à l’ail (l’ail est un truc typique que l’on trouve partout ici), la glace « spumoni » à 3 parfums (fraise, chocolat, pistache) est un régal, et le thé est servi individuellement dans une théière en forme de grosse ampoule très originale… Ce que je veux dire, c’est qu’un repas traditionnel classique [entrée-plat-dessert-thé] n’est pas ce qu’on s’autorise souvent, car déjà pas tellement dans la culture gastronomique canadienne, mais aussi pour préserver nos budgets étudiants un peu en gruyère ! La Old Spaghetti Factory est de ce point de vue, un très très bon plan !

Enfin, même si l’estomac plein, c’est plus difficile, il a fallu rouvrir les cahiers, ou plutôt allumer l’ordi… Car oui, ici plus qu’ailleurs, tout ou presque se passe sur Internet, papers et devoirs communs y compris. Et ça donne à réfléchir. En Communication, nous avions un devoir à faire portant sur l’étude d’un article académique. Ce travail devait analyser et étendre le domaine de réflexion de l’article, et nous étions cinq pour rendre un texte commun. Niveau organisation, c’est un défi, je vous assure. Entre les emplois du temps inconciliables, les distances (canadiennes) entre nos différentes maisons et nos disponibilités variables, la solution élue unanimement a été Internet sans trop de surprise. Deux fenêtres sur l’écran (pour moi trois avec le sacro-saint Wordreference) : le document partagé sur Google Docs et la conversation multiple sur Facebook. Et c’est ainsi que le devoir est né, de l’œuvre de nos dix mains, ou de nos cent doigts – ouh creepy, sorry. Bref, la toile porte bien son nom.

Facebook, ce réseau social addictif et indispensable à la fois… Bien des controverses à ce sujet, mais toujours est-il qu’il nous a quand même sauvé la mise. Une question me travaille tout de même : Facebook est-il une solution de repli pour mener à bien un travail éprouvant, ou bien ce mode de communication fait-il maintenant partie de notre vie du 21e siècle quasi totalement numérisée ?

Face à ces interrogations existentielles qui me donnent perso, un peu le vertige, je ne peux m’empêcher de penser que déjeuner en terrasse au soleil avec mes meilleures potes à Vancouver est la meilleure de toutes les réalités et un bonheur qu’Internet ne remplacera jamais.

One thought on “Les BONS PLANS DES BEAUX JOURS ou le challenge de l’alliance des rayons du soleil au rush des pré-exams

Comments are closed.