Équation à deux inconnues : réviser pour les EXAMS & débroussailler JOB ET LOGEMENT POUR L’ÉTÉ

Comme je l’avais suggéré quelques articles plus tôt, c’est toujours quand on dispose d’un minimum de temps que l’on abat le plus de travail. Et c’est bel et bien ce qui caractérise la fin de mon semestre de printemps… que je tente de repousser le plus possible par la pensée ! Evidemment, les révisions et la rédaction sont inévitablement plus intenses à l’approche des deadlines finales, mais en l’occurrence, la conclusion de ce semestre est particulièrement chargée. Après la session d’hiver, la suite s’annonçait plutôt fluide : voyage au ski et aux US, et choix des cours pour le printemps. En revanche, la fin du semestre de printemps marque le basculement dans la saison estivale… entièrement laissée à mes petits soins. La plupart de mes amis de Sciences Po sillonnent un peu l’Amérique du Nord avant de prendre l’avion pour la France. Mais moi, j’ai choisi de rester. Rester pour l’été que tout le monde m’a décrit ici comme formidable.

Passer l’été à Vancouver est une perspective qui égaie mes révisions, ça c’est sûr – mais c’est aussi beaucoup de temps de préparation et d’anticipation. D’abord, l’occupation. Chercher et trouver un job au Canada, ce n’est pas difficile. La population jeune du pays et les besoins de main-d’œuvre pendant la saison touristique dans cet immense pays s’accommodent très bien et la demande sur le marché du travail dépasse souvent l’offre. En termes d’opportunité, pas de gros soucis généralement pour trouver un ‘summer job’ au Canada. En revanche… quand on est étudiant et titulaire d’un permis d’étude, les choses se compliquent légèrement.

Le permis d’étude (valable pour moi jusqu’au 31 août) me permet de travailler uniquement sur le campus de l’Université. Pour travailler ‘off campus’, il faut obtenir un permis de travail auprès de l’ambassade de France au Canada. Quelque chose de très bien existe pour nous étudiants futés : l’International Experience Canada (IEC), un permis de travail pour les étudiants français souhaitant travailler au maximum 3 mois au Canada pendant leurs vacances d’été. Parfait. Oui mais. Je me disais aussi que le nombre de places restantes ne diminuait pas beaucoup… La demande de ce permis est conditionnée par l’offre de l’employeur. Il faut donc trouver le job avant de lancer la demande, et à partir de là, 8 semaines sont requises pour la délivrance du document. Autant dire que tous ces paramètres font qu’il est difficile de passer par ce canal. La confiance des employeurs est plus difficile à gagner, d’autant que demander un job pour le mois de juin au début du mois de mars amène souvent à recevoir la réponse : “Sure! We should start hiring soon. We’ll call you in the next couple of weeks!” Non-non, dans un couple de semaines, ce ne sera plus la peine…

Enfin, après avoir lancé mes CV à qui en voulait, je continue mes rondes d’insistance auprès des managers pour leur rappeler mon bon souvenir. Mais à l’heure qu’il est, je place mes espoirs pour un job sur le campus…

Donc un petit mot aux futurs étudiants en échange au Canada : pour travailler uniquement l’été, pas besoin du rare et dispendieux Permis Vacances Travail (PVT) valable pour l’année entière. L’IEC est adapté à ce genre de besoin. L’ayant découvert par moi-même et pas forcément assez tôt, je n’en ai peut-être pas tiré autant de bénéfices que possible (même si j’ai encore un peu de temps). Mais pour vous maintenant, la porte est ouverte et vous connaissez la marche à suivre ! Profitez :)

J’ai tout de même une réussite à mon actif : un toit pour cet été ! Eh oui, je vais devoir abandonner ma petite chambre douillette au troisième étage de ma ‘townhouse’… Mais ce que j’ai trouvé est tout aussi confortable. Comme partout, les relations et le bouche-à-oreille sont les moyens les plus efficaces pour trouver ce que l’on cherche. C’est donc par des amis d’amis que j’ai pu visiter, rencontrer les bonnes personnes et trouver l’option parfaite. En Amérique du Nord, le meilleur plan de logement ‘off campus’ est l’appart dans le ‘basement’ d’un pavillon privé, dont les ‘landlords’ vivent à l’étage. C’est typique du Canada, quand les étudiants ne vivent pas dans les résidences sur le campus, ils ont bien souvent ce genre de logement : le rez-de-chaussée entier aménagé en appartement indépendant pour un ou plusieurs locataires, tandis que les propriétaires habitent les étages supérieurs.

L’été étant propice aux départs, j’ai pris le relais d’une étudiante rentrant chez elle pour l’été ! Et hop, le tour est joué. J’ai rencontré mes landlords dimanche, c’est un jeune couple adorable avec un bébé, et j’aurai une super roommate qui étudie la chimie orga. Le top : je suis à 20 minutes de Downtown (c’est un peu plus loin du campus que ma chambre en résidence !). Impec’.

Bien. Très bien. La transition s’annonce douce, d’autant qu’une amie québécoise ma généreusement offert de me ‘donner un lift’ (voire deux) pour déménager toutes mes affaires d’un appart à l’autre. Ouf ! Le tri sélectif sera donc pour la fin de l’été héhé.

En attendant, tout cela prend du temps. Un certain temps. Et en l’espace de 4 jours maintenant, je dois rédiger deux ‘take-home exams’ et réviser pour un exam sur table. C’est la joie ! Heureusement qu’on a la ‘Puppy therapy’… Des chiots Labrador Retriever sont sur le campus en ce moment, pour nous aider à relâcher la pression des exams…Nous nous sommes tous et toutes transformés en guimauve pour câliner ces tout petits chous trop mimi. Ah, ils savent y faire au Canada, pays des bisounours :)

4 thoughts on “Équation à deux inconnues : réviser pour les EXAMS & débroussailler JOB ET LOGEMENT POUR L’ÉTÉ

  1. C’est super interessant ! Je compte rester aussi durant l’été et si j’avais des problèmes d’argent il aurait fallut que je trouve un job et comme tu dis sans visa ce n’est pas possible. L’IEC est donc une bonne option finalement.. Merci encore pour cet article !

    • My pleasure :) L’IEC est en effet une option assez attirante, à condition bien-sût d’avoir l’offre de l’employeur de bonne heure ! Bonne chance pour tes futures recherches, et n’hésite pas à donner des nouvelles !

  2. Bonjour, je suis en 3ème année de Langues étrangères appliquées et je souhaite effectuer un stage de minimum 3 mois au Canada dés Janvier-Février 2014. Mon but premier est de m’améliorer en Anglais mais je m’intéresse à tout type d’entreprise ou d’organisations. Après avoir écumé les « pages jaunes » canadiennes et autres offres, je m’interroge sur la possibilité de travailler pour une université. Penses-tu que cela est envisageable ? Je veux absolument me rendre utile et apprendre une nouvelle culture, alors si tu as d’autres piste je suis preneuse ! Et merci de partager ton expérience !

    • Bonjour Euléane,

      C’est une formidable idée de vouloir partir en stage au Canada, et je dirais surtout à Vancouver :) L’atmosphère et la nature de la côte ouest nord-américaine est un pur régal et si tu souhaites parler anglais, c’est bien de ce côté là qu’il faut partir ! Concernant les opportunités de stages, n’en ayant pas fait moi-même, je ne te serai pas de grande utilité… J’ai en effet une amie allemande qui travaillait en laboratoire pour l’université SFU dans le cadre de sa thèse. Après, je ne sais pas s’ils acceptent des étudiants en bachelor. Peut-être qu’il y aurait plus de pistes du côté de UBC qui est une université plus grande. Tente d’envoyer des emails aux départements qui t’intéressent, cela se fait beaucoup au Canada. Explique ton cas et s’ils n’ont rien pour toi, ils peuvent sûrement t’orienter vers d’autres options. Voici le lien de l’université :
      http://www.ubc.ca/?utm_campaign=UBC+CLF&utm_medium=CLF+Global+Footer&utm_source=http%3A%2F%2Fwww.ubc.ca%2Fabout%2Fcontact.html
      Une autre solution serait de faire du bénévolat (volunteering) qui est pour le coup ultra développé et très répandu au Canada. Idem UBC offre des opportunités dans ce domaine. Fouille le site web et tu trouveras assurément quelque chose !
      Bon courage et bonne chance sur ce continent de rêve :)
      Rébecca

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